04 janvier 2009


Monsieur Shimon Perez,
En 40, les nazis brulaient les synagogues d'Europe au nom d'un fanatisme absurde, celui de la race pure.
Aujourd'hui, vos avions (américains) font sauter les dômes des moquées de Gaza, au nom de la lutte contre le terrorisme, au nom du grand Israel...
En 40, les nazis, après les pogroms russes ou polonais, enfermaient les juifs, les tziganes, les résistants, les homosexuels, les opposants dans des camps. Des camps de la mort, ceux dont une de vos prières égrène les noms et ceux des victimes.
Aujourd'hui, votre politique sioniste enferme les palestiniens de Gaza dans un camp semblable, sans eau, sans carburant, sans soins, sans nourriture.
En 40, les nazis, avaient, à Varsovie, réduit à néant la vie de 15 000 résistants juifs.
Aujourd'hui, vos merveilleux chars Meklava, vont réduire à néant la vie de 1 500 000 palestiniens, les habitants du ghetto de Gaza...
Monsieur Shimon Perez, je vais écrire aujourd'hui en Suède, au jury du prix Nobel, pour que l'on vous retire le prix qui vous fut décerné, comme étant, je cite :"la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix "
Le prix Nobel de la Paix... de la Paix...
Vous l'aviez reçu avec Izaak Rabin, assassiné depuis par un ultra sioniste, et avec Yasser Arrafat, que les chars de Beguin assignèrent en résidence à la Mouqataa, à Ramallah pendant de nombreuses semaines.
J'ai honte, monsieur Perez, j'ai honte pour vous...
Pensez vous à ces enfants, Monsieur Perez, que vous faites vivre entre murs et barbelés et qui ne connaitrons que la haine des vôtres ?
J'ai honte quand votre ministre des affaires étrangères affirme qu'il n'y a pas de probleme humanitaire à Gaza...en déclarant :"... nous maintenons la situation humanitaire à Gaza exactement comme elle doit être», comme avant, sans eau, sans chauffage... en esclavage...
J'ai honte, monsieur Perez, j'ai honte pour vous...