30 novembre 2008



Les soirs d'hiver, les grands vaisseaux de pierre absorbent la lumière du soleil vieillissant. Les arbres n'y sont pour rien, l'ombre gagne du terrain. Bientôt l'obscurité. Le ciel, un instant se farde de juillet, joue à faire croire que... Bientôt l'obscurité.

Prés du terrain vague, des gamins crient en jouant à la guerre. A quoi d'autre pourraient-ils jouer, entre consoles numériques et feuilletons télé. Et à quoi jouions nous, à leur age ? Au débarquement, au FFI... Rien à donc changé. Bientôt l'obscurité.

De leur fenêtre, des mères surveillent. Pour l'instant elles enregistrent avec plaisir la force des gamins. Ils sont si jeunes. Si beaux.

Devant, les voitures passent, stoppent et redémarrent... comme un ballet mortel. Les grand fument. Surveillent eux aussi. Regardent vers les mômes... regardent les voitures...

Au dessus, un vol d'étourneaux passe, noircissant le ciel...

Bientôt l'obscurité...