03 novembre 2008

Le ciel noirci. Est-ce un présage ?
Il y a longtemps, ma cop's Christine levait les yeux aux ciel et s'écriait : "Mes couilles, le temps se brouille..." puis elle filait s'envoyer un demi au bar le plus proche. Nous la regardions s'éloigner, à chaque fois aussi étonné.
Mansour rangeait son vélo, secouait ses dress locks qu'il ne cachait pas sous un bonnet (d'âne), lui. Il matait le ciel avec délice, attendant les premières gouttes. Il s'asseyait au même bar et sortait ses pinceaux.
Crapoulet, été comme hiver engoncé dans un manteau militaire le saluait en passant d'un retentissant :" Salut, camarade immigré". puis disparaissait à l'angle du Lycée.
Sous l'horloge, Misère hurlait à la mort.
Du comptoir, ou il jouait au 421, Gilles la sifflait. La chienne, slalomant entre les voitures, venait se coucher dans la sciure.
Jeannot alignait les verres de 51. De la machine à glace il envoyait les cubes dans les verres. S'il loupait, il payait le verre.
Le ciel se couvrait encore. Etait-ce un présage ?