25 novembre 2008

Arles, ne rales pas...
Je suis revenu vite, comme un voleur, entre midi et deux...
J'ai garé la japonaise noire prés du Malarte, comme il y a longtemps, quand nous venions le samedi matin, voir les toreros qui péroraient assis là, comme des bouddhas.
Je n'avais qu'une seule peur, qu'elle n'y soit plus...
Au dessus de la trace noire de l'enfant noyé il y a longtemps dans l'est, cette affichette...
Arles, ne rales pas...
J'ai posé mon cul sur le même trottoir... l'enfant me fixait, comme quelques jours avant...
Je ne sais pas ce que c'est que Borax... mais sur l'affiche, j'ai vu une femme pliée en deux... et en dessous, l'enfant mort...
Le graffiti... ne pleure pas...
Arles, ne rales pas...
J'ai soudain pensé aux coïncidences... mais là... j'étais scotché. Mes pieds dans le caniveau sale, les rires des touristes, place du Forum, juste à l'angle...
La noire nipponne m'a ramené au chagrin. Sans états d'âme, elle...
Arles, ne rales pas...
Ma vie, je t'aime...

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