25 octobre 2008



Ça me fatigue... Ils ont même réussi à vendre les interdictions de stationner !

Ça me fatigue de ne plus pouvoir stationner.

Ça me fatigue, que le surexcité trouve d'un coup des milliards pour sauver ces amis banquiers alors qu'hier encore, il n'y avait pas un radis pour sauver notre système de retraite.

Ça me fatigue que l'argent coule encore dans le même sens. Ça me fatigue qu'on nous demande encore de faire des efforts. Ça me fatigue de les faire, quand je vois Bernard Tapie. Ça me fatigue, les 1 584 000 euros ( par an ) de salaire du président de la caisse d'épargne quand 7,1 millions de personnes en France vivent sous ou à la limite du seuil de pauvreté, 780 euros par mois.

Ça me fatigue qu'un sous ministre des sports tienne des propos racisto-facho quand l'hymne national est sifflé lors d'un match de jeu de baballe.

Ça me fatigue quand Darcos veut supprimer l'enseignement de l'histoire et de la géographie quand on voit le mal qu'un quelconque pékin a pour placer Lyon sur une carte de France (essayer, vous verrez).

Ça me fatigue les médias à sens unique, les journalistes-lopettes quand tant d'injustices sont évidentes.

Ça me fatigue, la morgue de Rachida à l'encontre des magistrats quand les prisons sont surpeuplées. Ça me fatigue, Horte-croix de-feu qui réclame encore plus d'expulsions.

Ça me fatigue cette petite gauche qui vivote, qui popote quand les gens attendent tant.

Ça me fatigue de voir qu'on en a encore pour quatre ans quand je vois ce qui à été fait en un seul.

Ça me fatigue, mais vivre fatigue.

4 commentaires:

  1. c'est-à-dire que ce qui est fatigant c'est que les gens soient fatigués, de tout ça, et ne réagissent pas

    les croquants qui vivaient dans les champs, ils étaient fatigués, mais ils allaient casser la gueule aux aristos quand ils en avaient marre de crever la dalle et qu'on se foute de leur gueule

    mais là, rien, que dalle
    j'ai jamais vu autant de monde à la mer et à la terrasse des bistrots qu'hier

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  2. Le monde attend la fin du (d'un monde). Pareil hier, rando sur les calanques après la corniche à Marseille. Retour style autoroute A7, avant le triangle de Rocamcourt.
    Et ce monde aux terrasses des bistrots.
    C'est peut-etre aussi que les gens n'y croient pas, à la crise. Du moins, qu'ils ne s'en sentent pas coupables.

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  3. je ne sais pas, je ne comprends pas: on est toujours dans la consommation, comme s'il fallait boire la dernière goutte jusqu'à la lie, jouir du présent et se foutre de demain, la pollution va bon train, encore
    c'est un comportement psychotique, le monde est fou...
    s'il y avait eu des blogs avant la dernière grande crise, j'aurais aimé lire les témoignages, les prémices de ce qui a eu lieu, la facilité pour un dictateur de prendre les commandes
    j'espère juste encore qu'Obama sera élu, mais ça paraît pas possible...

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  4. Lire l'éloge de la fatigue de lamoureux...

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