23 août 2008


Plus loin, il y avait une route, je l'ai prise, qu'est-ce que ça coûte !
La pluie avait cessé, et un cheval sans nom galopait au hasard des étendues desertifiées.
L'air, plus léger que dans ces cités sans nom, aveugles d'égoïsme, portait l'espoir d'une autre vie.
Là, le labeur est dur, sans détour.
Si tu te couches, tu meurs...
Au loin, le cheval sans nom filait...
G.G me rebalançait un coup de variation temporelle dans les oreilles... J.S. Bach se rachetait...
Puis le soir est tombé, seul, sans bruit. Au loin, quelques grillons, et les crapauds du lac...
Le cheval n'est pas revenu, une colombe blanche, amoureuse pleurait... "Como sufrio por ella... Cucurucu no llores..." même dans sa mort, il l'appelait... William écrivait, les sorcières enfourchaient leur bâton... un cheval, un cheval pour mon royaume...
J'ai ôté les écouteurs, les crapauds sont revenus...
Puis l'odeur de la terre, l'odeur du temps, de la vie, la vraie...

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